Le texte est tiré du livre de Ruth que je vous invite à lire dans son intégralité, il n’est pas très long mais nous allons surtout baser notre message sur le chapitre 1. 

Ruth est une femme moabite, peuple maudit par Dieu. A cause de la famine qui règne dans son pays, Elimélec prend sa femme, Naomi et ses deux fils et les emmène dans le pays de Moab. Dans ce pays, leurs fils font la rencontre de deux filles originaires de ce pays et les épousent. Tour à tour, Elimélec et ses fils décèdent. Naomi décide alors de retourner dans son pays de Juda car elle avait entendu que la famine y avait cessée. Ces deux belles-filles lui proposent d’y aller avec elle mais Naomi essaie de les en dissuader. Orpa cède devant la première partie de l’argumentaire de sa belle-mère et bien qu’en larmes, s’en va quand même. Malgré son insistance, Ruth lui répond : « Ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi ! Où tu iras j’irai, où tu demeureras je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu ; où tu mourras je mourrai, et j’y serai enterrée. Que l’Éternel me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort vient à me séparer de toi ! » 

Le choix des belles-filles de Naomi pose le problème de notre attachement à Dieu, de notre fidélité à Dieu malgré les épreuves de la vie. 

Les deux femmes sont dans la même situation et elles réagissent d’abord de manière similaire puis leurs voies se séparent lorsque les circonstances changent. 

Orpa et Ruth perdent toutes les deux leurs maris dans leur pays maudit. Tant qu’elles sont dans leur pays, elles ne voient aucun problème à demeurer attacher à leur belle-mère. Elles sont dans un environnement familier dont elles pensent maîtriser les contours. On les y connaît et elles y connaissent du monde. Tant qu’elles sont là, elles ont même peut-être des chances plus fortes, selon elles, de trouver d’autres maris. Elles sont fortement attachées à ce qu’elles connaissent et elles préfèrent y rester. 

Ce sont des choix de l’habitude que nous connaissons tous dans nos vies. Le choix du compromis voire de la compromission car on nous a appris qu’on connaît ce qu’on quitte mais on ne sait pas ce qu’on va trouver. 

Le « confort » illusoire nous interdit de réfléchir à l’éventualité même d’un possible meilleur. Jusqu’au jour où il faut prendre un risque, il faut se détacher. 

Naomi décide de rentrer dans son pays. Et là, ses belles-filles qui sont très attachées à elle lui proposent de la suivre. Mais Naomi leur oppose des arguments notamment le fait que son age avancé ne lui permettra de se marier et quand bien même elle se marierait, elle ne pourrait faire des enfants susceptibles de devenir leurs maris. Devant cet argument massue, Orpa décide d’arrêter là le combat. 

Dès qu’il a s’agit de prendre véritable le risque de partir en connaissance de cause, l’attachement de Orpa pour sa belle-mère a trouvé ses limites. Oui, elle était disposée à la suivre tant qu’elle ne connaissait pas les contraintes et les possibles difficultés apparentes de la chose. 

Ainsi en est-il de notre relation avec Dieu. Tant que le Seigneur nous garde dans notre zone de confort, tant qu’il nous donne des bénédictions tout va bien. Mais dès qu’il nous demande d’avancer en eaux profondes pour jeter le filet et faire la pêche miraculeuse, nous reculons. Nous nous attachons à la profondeur et à l’obscurité de la mer au lieu de regarder non seulement aux produits de la pêche mais surtout à celui qui nous parle. 

Dès que la marche avec Dieu commence à nous demander de donner de notre temps, de notre énergie, de notre disponibilité, de notre argent, de nous séparer des certaines personnes ou certaines choses ou habitudes, nous renonçons et nous nous éloignons de Dieu. 

Certains arrivent même à donner tout cela parce que ce n’est pas ce qui leur coûte le plus. Quand il s’agit de céder des parts de contrôle, l’orgueil, sa forte personnalité, le dirigisme, de l’égoïsme, l’organisation personnelle de sa vie, de s’abandonner et de laisser Dieu prendre le contrôle, nous sommes dépassés. 

Et là, nous devenons comme Orpa, nous refusons Juda pour Moab. Nous refusons la bénédiction pour la malédiction. Nous repartons vers nos dieux païens pour aller les servir et leurs sacrifier notre vie. 

Mais Ruth a refusé ce chemin, elle est restée accrochée à Naomi malgré toutes les difficultés que celle-ci mettait en avant. Elle lui a dit « Ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi ! Où tu iras j’irai, où tu demeureras je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu ; où tu mourras je mourrai, et j’y serai enterrée. Que l’Éternel me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort vient à me séparer de toi ! » 

Le Seigneur a besoin de nous entendre faire ce type de confession à son endroit. Même si c’est contraignant, je reste accrochée à toi. Même si c’est difficile, même si je ne vois rien, je suis accrochée à toi. Là où tu me conduis, j’irai car je sais que toutes les décisions que tu prends pour ma vie sont parfaites. 

Les arguments de Naomi se sont avérés car arrivées dans le pays de Juda, désargentées, elles n’avaient aucune ressource. 

Ruth aurait pu retourner chez elle après avoir accompli sa mission de ramener la pauvre vieille chez elle. Mais elle est restée à son service, elle est allée s’humilier à glaner des épis dans le champ d’un étranger pour elle, et ce pour continuer à servir sa belle mère. Et c’est dans l’accomplissement de tache qu’elle trouvera grâce aux yeux de Boaz, qui l’épousera et en fera la bisaïeule de David et l’inscrira dans la lignée de Christ. 

Le Seigneur nous met parfois à l’épreuve pour soupeser notre fidélité. La faiblesse et la précarité de Orpa l’ont fait passer à coté du destin glorieux que Dieu lui avait réservé. 

La fidélité et la persévérance de Ruth lui ont donné un accès libre à la grâce de Dieu. 

Bienaimé, Dieu veut voir ta fidélité. Ne laisse ni la paresse, ni la négligence, ni le doute, ni le découragement,  ni la peur ni tout autre sentiment te séparer de Dieu. L’histoire de ta marche avec Dieu doit être une histoire de communion et d’intimité et non une histoire de séparation et de routes parallèles. 

Ta victoire sera proportionnelle à ton attachement à Dieu car Christ t’a appelée à la victoire. 

Si pour une raison pour une autre, comme Orpa, tu avais décidé de repartir en arrière, reviens à lui avec un cœur humble et il ne manquera pas de revenir à toi. 

Si tu te sens avec lui, même si tu ne vois encore rien, persévère. Il s’est passé un moment entre la décision de Ruth de suivre Naomi et la récompense que le Seigneur lui a donnée. Mais la seule certitude est que ce temps est arrivé et le tien arrivera aussi très certainement. 

Le temps appartient à Dieu et il est souverain. Toi tu te dois seulement de rester accroché. La bénédiction reçue l’a été bien au delà de ses espérances car elle a même perdue la manteau de la malédiction qu’elle portait sur ses épaules depuis le temps de ses ancêtres. 

Le Seigneur voit ta fidélité, il y est sensible. Tu peux parfois penser que tu fais beaucoup de sacrifices et ce depuis très longtemps et tu n’as toujours rien vu mais je peux t’assurer que Dieu vois tes efforts et il n’y est pas insensible. Continue à persévérer afin de pouvoir remporter le prix car il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. 

Et déclarons toutes ensemble, avec Paul dans Romains 8 : 37-39 « 

Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ notre Seigneur. » 
Prière : Seigneur, mon Dieu, je viens devant toi ce jour pour confesser que le temps et les circonstances de ce monde m’ont éloignées de toi. Je viens te demander humblement pardon. Je te supplie o Dieu de m’aider afin que rien ne puisse plus jamais me séparer de toi et de ton amour. J’ai  besoin de toi dans ma vie car sans toi je ne peux rien faire. Viens à mon secours dans ma faiblesse, raffermis ma foi afin que je demeure indéfectiblement attachée à toi. Je déclare en ce jour comme l’apôtre Paul que rien ne me séparera plus jamais de toi, au nom de Jésus.